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Le groupe Porsche fait face, comme tous ces homologues industriels de l'automobile, à ce que certains nomment déjà la crise du siècle, même si ce dernier vient tout juste de commencer ! Avec une baisse des ventes des modèles 911, Boxster, Cayman et Cayenne en chute d'environ 27 % pour le premier semestre de son exercice fiscal qui vient de s'achever le 31 Janvier dernier, on peut dire que le coup est rude. D'autant que pendant ce temps, énormément de nouveautés sont entrées en phase de commercialisation chez Porsche, ce qui traditionnellement dynamise les ventes...
Cependant, Porsche est maintenant beaucoup plus armé pour faire face aux secousses conjoncturelles qu'il ne l'était il y a vingt ans encore. A l'époque, à la veille de la guerre du Golf, Porsche a failli passer à la trappe au moins des constructeurs indépendants, ses modèles à moteur avant (944 et 928) étant en fin de développement, et la 911 série 964, sur laquelle tous les espoirs reposaient, ayant du mal à elle seul à rentabiliser l'usine. Les effets positifs de la participation de Porsche dans Volkswagen font qu'aujourd'hui, même en pleine tempête économique mondiale, le bénéfice imposable du groupe devrait néanmoins progresser.
Le Président du Directoire W. Wiedeking a par ailleurs fait savoir dans son discours devant l'assemblée générale des actionnaires qui se tenait fin Janvier dernier, que "le résultat d'exploitation du premier semestre de l'année fiscale est en recul dans une ampleur comparable aux ventes de la société". Il n'a par contre fourni aucune prévision pour l'ensemble de l'exercice en cours qui sera clôt le 31 Juillet 2009.
Pour faire face à la forte baisse de la demande, Porsche réduira cette année ses coûts de plus de 100 millions d'Euros et procédera à nouveau à l'interruption de la production sur le site de Zuffenhausen pour une période de 19 jours avant la fin de l'exercice, 19 jours qui s'ajouteront aux 11 déjà chômés depuis début Décembre 2008, et ce dans la principale usine de Porsche. Cela n'empêchera pas Porsche de poursuivre sa montée en participation dans Volkswagen, puisqu'il est prévu de passer à 75% des droits de vote dans le courant 2009.
Parallèlement, il apparait qu'au vue de l'offre volontairement très basse faite sur Scania, les actionnaires du constructeur Suédois de poids-lourds soient en passe de rejeter la proposition faite par Porsche, ce qui correspondrait très clairement aux souhaits du constructeur Allemand. L'offre court jusqu'au 10 Février, mais le conseil d'administration de Scania a été très précis le 3 Février dernier dans sa demande de rejet de l'offre.
D'autre part, Porsche continue sa percée en Chine, devenue aujourd'hui son troisième marché après les USA et l'Allemagne. Deux éléments importants viennent conforter cette prise de position très nette vers le marché chinois : en effet, à la surprise générale, la Panamera sera officiellement présentée lors du Salon de l'Automobile de Shanghaï en Avril prochain, alors que tout le monde attendait cette présentation au Salon de Genève, et ensuite, Porsche vient de prendre une participation majoritaire dans son importateur Chinois, devenant de fait son propre distributeur en Chine. On le voit donc, Porsche fait face à la crise, et ne demande pour cela aucun subside à l'Etat...
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