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Présentée seulement 2 années après la commercialisation du nouveau Boxster en 2004, Le Boxster S est équipé du moteur du Cayman S dès l'automne 2006, à la surprise générale.
Le Boxster S 3.2 de 280 Cv n'aura donc été présent au catalogue que durant 2 millésimes. Il faut reconnaitre qu'il est dans la logique des choses que le Boxster et le Cayman, construits sur la même plateforme, soient aussi motorisés avec le même bloc. Porsche décide donc en 2006 de rationaliser sa production, et le Boxster se voit désormais propulsé par le 3.4 de 295 Cv. Aucun signe extérieur ne permet de distinguer un Boxster S de 2004 et un Boxster S de 2006. Il conserve strictement la même ligne, avec le bouclier avant spécifique qui permet de bien le distinguer de la Porsche 911 série 997.
Le Boxster S reste un Roadster, donc un strict 2 places, dont la capote est en toile. A partir de 2004, il est possible d'ouvrir et de fermer la capote en tout en continuant à rouler, dans la limite de 50 Km/h. La seule opération manuelle reste le déverouillage qu'il faut effectuer avant d'appuyer sur le bouton qui permet de replier la capote.
Lors du restyling de 2004, Porsche avait sensiblement augmenté la surface des vitres latérales, ce qui a permis d'améliorer la luminosité de l'habitacle quant la capote est fermée, et en même temps, les turbulences aérodynamiques déjà bien filtrées sur la première version du Boxster, sont encore réduites quant on roule décapoté. La tête du conducteur et du passager est de fait encore moins exposée, et il est tout à fait possible de rouler "ouvert" en hiver, il suffira pour cela de remonter les vitres latérales et de mettre le chauffage : la liberté par tous les temps, ou presque ! A noter que Porsche continu à laisser en option le saute-vent, ce qui parait incroyable tant cet accessoire est vraiment indispensable.
L'habitacle du Boxster S 3.4 est strictement identique à la version S de 2004, ainsi que le chassis. Sur ce dernier, on retrouve les jantes de 18" livrées d'origine, les freins à disques de 318mm à l'avant pincés par des étriers à 4 pistons de couleur rouge spécifique à la version S. Les amortisseurs pilotés par le PASM restent en option, cette dernière étant surtout appréciable en conduite sportive, l'efficacité du chassis étant encore améliorée. Les suspensions d'origines suffisent largement pour autant, tant leur efficacité et l'équilibre naturel du chassis dû à la répartition des masses quasiment parfaite rendent le Boxster agile et précis dans la majorité des situations rencontrées sur routes ouvertes.
Le PSM (Porsche Stability Management) est par contre livré en série depuis 2004, et par rapport aux premiers systèmes de contrôle de stabilité, la nouvelle génération d'électronique embarquée fait du PSM un allié précieux dès que l'on va chercher les limites de la voiture, sans pour autant être frustrant car il laisse au conducteur la liberté de contrôler une glisse par exemple, n'intervenant qu'en cas de dérive jugée "anormale". Le PSM est même déconnectable très facilement puisqu'il suffit pour cela d'appuyer sur le bouton situé sur la console centrale : seule une action sur les freins le réactivera quand l'ABS se déclenche.
S'il y a peu de changements visibles, le gros de l'affaire se situe sous le capot, bien qu'il n'y en ai pas vraiment sur le Boxster ! La position centrale-arrière du moteur le dissimule complètement à la vue, et la seule différence qui distingue le nouveau Boxster 3.4 est l'accès aux remplissages du liquide de refroidissement et de la mise à niveau de l'huile du carter moteur. Cependant, si le moteur n'est pas visible, il s'agit bien du bloc 3.4 issu du bloc de la 911 sur lequel tout l'équipage mobile (pistons, bielles, villebrequins) ont été repris du bloc 3.2 et adpatés.
Les culasses ont elles aussi été revues puisqu'elles reçoivent le Variocam +, qui en plus de faire varier l'angle de calage de l'arbre à came intervient aussi sur la levée des soupapes, celles-ci n'étant que de 3.6 mm à bas régime pour favoriser le couple pour arriver à 11 mm à haut régime et favoriser ainsi le remplissage et le rendement du moteur. L'admission commandée par des volets s'ouvrant à des régimes pré-déterminés optimise le couple et autorise à celui-ci une plage de 1600 t/mn à valeur constante maximum de 340 Nm : l'impression de poussée permanente dans cette plage de rendement est donc bien réelle, et la puissance maximum de 295 Cv obtenue à 6250 t/mn, donc au sommet de la courbe, démontre le grand équilibre de ce bloc.
Au volant, le plaisir de conduire est évident, car la transmission parfaitement étagée autorise tous les styles de conduite : en mode paisible, on peut aisément rouler sur un filet de gaz à 60 km/h en 6ème, ou en mode sportif, faire rugir les chevaux avec un enchainement des rapports idéals qui vous replace directement au début du maximum de couple fourni par le moteur, prêt à monter les tours jusqu'au rapport suivant ! Le son du bloc 3.4 a lui aussi été amélioré, mais cependant l'option échappement sport restera tout de même indispensable pour les accrocs des rugissements rauques et métalliques du Flat 6.
Le Boxster S version 3.4 est certainement l'un des meilleurs roadster du moment, parfaitement équilibré, et capable d'allier sans rougir le moins du monde balades décontractées cheveux au vent, escapades musclées sur routes départementales ou virées sauvages sur circuit ! Un outil indispensable à tous les plaisirs de la conduite en quelques sortes...
Caractéristiques générales : Cylindrée : 3387 cm3 - 6 cylindres à plat - Puissance : 295 Cv à 6250 t/mn - Couple : 340 Nm de 4400 t/mn à 6000 t/mn - Transmission manuelle à 6 rapports ou Tiptronic S à 5 rapports - Poids : 1355 kg, ou 1395 kg en Tiptronic - Vitesse maximale : 272 km/h - Puissance fiscale : 21 Cv
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