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La 928 GT constitue l'avant dernière étape de l'évolution du "Squale", souvent dénommée ainsi tant sa silhouette à la fois massive et élancée fait penser à la corpulence du fameux prédateur marin.
Uniquement commercialisée en boite mécanique, dotée d'un chassis dont les suspensions sont légèrement durcies par rapport à la 928 S4, d'une évolution moteur importante de part sa cartographie électronique différente et ses arbres à cames plus "pointus", qui lui confère 10 Cv supplémentaire et un couple plus haut perché, la 928 GT est destinée aux amateurs de sensations fortes.
En effet, l'image de grande routière de la 928 est quelque peu secouée avec la GT, et il faut entendre rugir les 5 litres de cylindrée du V8 sur une petite route de montagne pour y croire, les rapports de boite plus court que sur la version précédente (928 S4) permettant de monter dans les tours plus rapidement.
Même si son poids est imposant, la parfaite répartition des masses sur le chassis et la formidable puissance du moteur font que la 928 GT semble catapultée à la sortie des virages. Et tout cela, dans un confort qui frise l'indécence, car l'équipement déjà très riche sur les générations précédentes, est toujours aussi pléthorique : l'intérieur est entièrement gainé de cuir, jusqu'au levier de vitesse, la climatisation automatique avec règlage de zone permet aussi de réfroidir la boite à gant, le tableau de bord, règlable en hauteur et en profondeur en même temps que le volant, intègre un ordinateur de bord très complet indiquant même les données du RDK qui contrôle en temps réel la pression des pneus.
L'équipement Hi-Fi est lui aussi complet, avec pas moins de 10 hauts-parleurs : on peut ainsi cruiser sur l'autoroute, régulateur de vitesse enclenché, en ayant la sensation d'être dans un véritable auditorium. Les sièges ont la totalité de leurs réglages électriques, et le siège conducteur dispose de 3 mémoires de configuration incluant les réglages des rétros. La lunette arrière dispose d'un pare soleil, bien utile quand on a des passagers arrières.
Coté sécurité active, les freins sont bien sur secondés par un ABS à 3 capteurs, et le pont auto-blocant mécanique taré à 40% laisse place au PSD, piloté électroniquement, mais ce dernier ne fera pas l'unanimité, les réactions de l'électronique ne s'accordant pas forcément avec les désideratas du conducteur. Petit détail qui démontre le standing atteind avec la 928 GT, les gicleurs de lave-glace sont chauffants, pratique quand on roule et qu'il gèle ! En sortant de la voiture, le verouillage centralisé couplé à une alarme coupe-circuit protègera la voiture.
La 928 GT était livrée d'origine avec des jantes 16" en alliage léger, même si les Cup 17" les ont souvent remplacées par la suite en 2ème monte. Acquérir une 928 en général, et une GT en particulier, demande à verifier le mieux possible l'historique de la voiture, car même si aujourd'hui sa côte est très basse par rapport à son prix de vente neuf, le coût des pièces reste proportionnel à la valeur de départ de l'auto. Il n'y a pas de soucis particulier sur cette Porsche, mais les 928 ont souvent été acquises en première main par des gros rouleurs, ce qui est aussi la vocation première d'une telle voiture, et donc il faut a priori se méfier des compteurs kilométriques trop optimiste.
Les pièces d'usures, telles que les freins (disques et plaquettes) et l'embrayage sont très résistant d'origine, mais ils sont tous soumis à des contraintes importantes dues pour les uns au poids de la voiture, et pour l'autre, à la puissance à encaisser. Leur usure dépendra bien sur du conducteur et de sa manière de magner l'engin, mais ce sont des points important à prendre en compte lors de l'achat. La courroie de distribution et la pompe à eau sont, comme sur toutes les Porsche à moteur avant, à surveiller de très près car c'est une opération assez couteuse à réaliser, qui doit avoir moins de 80 000 Kms et/ou moins de 5 ans.
L'électronique très complexe de la 928 peut générer quelques soucis électriques dont les causes sont parfois difficiles à cerner, le plus problématique étant le boitier Jetronic qui contrôle l'injection qui lorsqu'il tombe en panne, revient d'une part cher, et d'autre part, Porsche ne le fournissant qu'au compte goutte, les délais pour avoir cette pièce majeure sont souvent longs.
A noter que les premières 928 GT, millésime 1989, n'étaient pas catalysées. A l'usage, le "Squale" sait être à la fois une grande routière très confortable, même si comme il a été précisé les amortisseurs de la GT sont plus durs que ceux de la S4, et une source de beaucoup de plaisir en conduite sportive, tout le savoir de Porsche en la matière étant concentré dans cette auto. N'oublions pas que lors de sa sortie, la 928 GT avait été elue par un des plus grands mensuel automobile de "voiture sportive de l'année" : après avoir été elue "voiture de l"année" à sa sortie en 1978, la 928 bouclait ainsi la boucle en apothéose.
Caractéristiques générales : Cylindrée : 4957 cm3 - Puissance : 330 Cv à 6200 t/mn - Couple : 43,9 m/kg à 4100 t/mn - Moteur Type M28/47 - Boite Vitesse manuelle à 5 rapports type G28/55 - Poids : 1585 kg - 31 Cv fiscaux - Production estimée : 1626 ex.
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