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Présenté en 1995 sous forme de concept-car, le Boxster est lancé officiellement pour le millésime 1997, confirmant ainsi l'ambition de Porsche d'ouvrir à nouveau une deuxième ligne de production aux cotés de la sacro-sainte 911, et ceci après l'arrêt des fabrications des dernières Porsche à moteur avant en 1995, les 968 et les 928.
Le mondial de l'automobile de Paris en 1996 servira donc de plateforme de lancement à la toute nouvelle Porsche, une stricte 2 places cabriolet, toujours propulsée par un 6 cylindres à plat, mais alors que la 911 série 993 est toujours refroidie par air, le Flat 6 de 2.5 litres de cylindrée qui équipe le nouveau Boxster inaugure le refroidissement liquide chez Porsche, du moins pour cette architecture de moteur.
Au niveau esthétique, on retrouve la même calandre qui équipera aussi la 911 série 996, avec la toute nouvelle forme des optiques avant qui seront tant commentés à leur sortie. Sur le Boxster, il sont parfaitement acceptés puisque nous avons à faire à un nouveau modèle, mais le fait que la 996 adopte la même calandre que sa "petite soeur" a créé un mélange des genres que tous les Porschistes n'ont pas forcément apprécié. La polémique est aujourd'hui close, mais elle a longtemps fait fureur.
La ligne fluide et très étirée du Boxster séduit immédiatement, et le marché américain si important pour Porsche plébiscite littéralement ce nouveau roadster, à l'image du succès tout aussi vital pour Porsche des roadster et speedster des années 1950 sur les terres de l'oncle Sam. Cette fluidité d'aspect est concrétisée d'ailleurs par un CX de 0.31.
Coté intérieur, Porsche modernise le look générale du tableau de bord, avec un tout nouveau bloc d'instrumentation qui cependant maintient le gros compte-tours central, le tachymètre étant repoussé sur la gauche, comme imbriqué. Sur la droite, les manomètres et la jauge d'essence rendent la symétrie. Le Boxster est doté de 2 coffres, un à l'avant et un à l'arrière, privilège conféré par le positionnement central du moteur. En ce qui concerne la capote, elle est électrique, mais le dévérouillage reste manuel, et l'on ne peut ouvrir et fermer la capote que voiture arrêtée.
Du coté des équipements, cette première version du Boxster se verra doté du minimum vital qui consiste en l'ABS, la direction assistée, 4 airbags, les vitres électriques et la fermeture centralisée. Tout le reste fait partie du célèbre catalogue des options Porsche, et même le saute-vent indispensable et la climatisation en font partie.
Si la ligne du Boxster a fait la quasi-unanimité, le moteur a plus fait parlé de lui, et pas toujours en bien. La faute a un manque de puissance certain, les Porschistes restant sur leur faim avec "seulement" 204 Cv à se mettre sous le pied. Pourtant, sortir cette puissance d'un bloc de 2.5 litres de cylindrée est déjà plus qu'honorable. Le problème en réalité reflète un beau paradoxe : le chassis du Boxster est tellement affuté qu'il pourrait tout de suite encaisser une puissance bien supérieure, et c'est là toutes les frustrations qu'engendrent le manque relatif de puissance.
La transmission à 5 rapports parfaitement étagée et dont la commande est à la fois ferme et précise participe au plaisir général de conduite, et le poids maitrisé du Boxster le rend suffisament dynamique pour la conduite sportive, d'autant que le Flat 6, un peu creux en dessous de 4000 t/mn, ne rechigne pas à flirter avec la zone rouge, et c'est d'ailleurs plutôt dans cette zone qu'il devient intéressant. Seul le dernier rapport tire un peu long, afin de privilégier la consommation sur autoroute, et cela pourra dans certains cas obliger le conducteur à tomber un rapport pour bénéficier du maximum de couple et de puissance. Autre point positif, une consommation d'essence très bien maitrisée, puisqu'elle se situe entre 9 et 11 litres au cent en moyenne, suivant les types de conduite et de parcours. Plus que raisonnable pour 204 Cv à nourrir.
Pour revenir au chassis, sa rigidité a parculièrement été travaillée, autorisant des passages en courbe suffisamment rapide pour ressentir le léger manque de maintient latéral des assises ! La motricité, la direction assistée très précise, le freinage sur-puissant dans la parfaite tradition Porsche, l'amortissement combinant bien fermeté et confort font que le Boxster est aussi à l'aise capote ouvert cheveux au vent que sur circuit et sur les petites routes sinueuses, prêt à l'attaque à chaque sortie de virage. Capote fermée, les bruits d'air à vitesse soutenue sont plus que raisonnables, et jusqu'à 140 km/h, cela est véritablement confortable : au delà de cette vitesse, les bruits aérodynamiques augmentent sensiblement plus vite que dans un coupé, mais le Boxster se situe vraiment dans la moyenne supérieure sur ce points précis.
Acheter un Boxster 986 en version 2.5 aujourd'hui constitue souvent une bonne entrée dans l'univers Porsche : abordable, il n'est de plus pas rare en occasion, son succès ayant été réel dès son lancement. Les options étaient très nombreuses sur cette version d'entrée de gamme, y compris la climatisation comme nous l'avons dit plus haut, et par conséquent, un modèle bien optionné pourra prétendre à une valeur supérieur de quelques milliers d'euros, en comparaison à un modèle à caractéristiques globales équivalentes.
Les premiers modèles commercialisés peuvent être kilométrés, et comme toujours, il faudra être exigent avec le carnet d'entretien et les factures qui prouvent réellement les opérations effectuées sur la voiture convoitée. Il n'y a pas de problèmes notoires répertoriés sur cette série : il faudra juste faire particulièrement attention à l'état de la capote et surtout à l'état de la lunette arrière qui jusqu'en 2002 était en plastique. Ce dernier pourra avoir jauni et être devenu légèrement opaque avec le temps si la voiture est restée n'était pas stockée dans un garage mais à l'extérieur. Le changement de la capote représente un budget important, et il ne faut dons pas négliger cet élément au moment de l'achat.
Le Boxster dans sa version 2.5 permet de rouler au quotidien dans une voiture relativement économique à l'usage, tout en se faisant plaisir au volant d'un roadster-cabriolet qui est loin d'être avare en sensations. Fiable, économique, souple et puissante quoiqu'en pensent certains, voilà plein de bonnes excuses pour en Porsche tous les jours !
Caractéristiques générales : Cylindrée : 2480 cm3 - Puissance : 204 Cv à 6000 t:mn - Couple : 245 Nm à 4500 t/mn - Transmission manuelle à 5 rapports - Poids : 1250 kg - Puissance fiscale : 13 Cv - Vitesse maximale : 236 km/h
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