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Certains se souviennent peut être de cette citation latine mise en avant en 1992 par la Reine Elisabeth II d'Angleterre, pour désigner une "année horrible" qui venait de s'écouler. On peut sans prendre beaucoup de risques en dire autant en ce qui concerne notre constructeur automobile préféré, puisque l'année 2009 a regroupé à elle seule tout ce que Porsche pouvait craindre de pire...
Tout d'abord, la perte de son autonomie. Porsche était il y a encore un an le dernier constructeur automobile au monde a avoir réussi à conserver son indépendance, grâce à ses innovations technologiques, grâce à son image prestigieuse acquise en grande partie sur les circuits, et grâce à son obstination à faire évoluer un concept de voiture que tout le monde considère comme "dépassé". En effet, que serait Porsche sans la 911 ? Tout cela vient d'être balayé par la conjonction de 2 facteurs : l'ambition dévorante et la crise financière imprévue. Porsche fait depuis longtemps des économies en ne se battant sur les circuits, et a tout perdu sur un coup de bourse malencontreux et inutile.
Ensuite, la baisse historique des ventes. Malgré la mise en vente des 997 phase 2, l'ouverture de la quatrième voie avec la Panamera, les différentes séries limitées essayant de booster les chiffres de modèles légèrement souffrant, les ventes ont chuté de près de 25% cette année, notamment aux USA qui reste le principal marché de Porsche. Faut-il pourtant n'y voir que les effets néfastes de la crise ? Porsche à force de vouloir vendre trop de voiture ne dissoudrait-il pas dans la masse la notion vitale d'exclusivité nécessaire à son marché de prédilection ? N'est-il pas plus exclusif de rouler chez la concurrence quand on veut afficher sa différence ? Des questions à méditer certainement...
Les dernières informations données par Porsche se veulent rassurantes, en tout cas pour les nouveaux actionnaires du Qatar par exemple, même si les ventes du premier trimestre de l'exercice fiscal (Août à Octobre) ne s'élèvent qu'à 11 385 véhicules. La Panamera démarre fort, avec 9000 commandes fermes, mais il faut rappeler que Porsche table sur 20 000 ventes annuelles sur ce modèle. Nul doute qu'une version Diesel viendra compléter l'offre rapidement pour essayer d'atteindre ces objectifs, au grand damne des puristes, mais la pillule est avalée depuis longtemps de ce coté là !
Bon, allez, ne nous laissons pas aller à l'amertume, à la rancoeur, ou à la déception : le meilleur moment reste toujours de mettre la clef de contact à gauche et de démarrer le Flat 6, pour une balade en famille, un tour de circuit, ou une sortie en Club. Ce que nous pouvons souhaiter de mieux pour cette nouvelle année 2010 qui s'annonce, c'est que Porsche pense un peu plus au plaisir de la conduite de ses voitures, et un peu moins à la bourse !!
Froggycar vous préssente à toutes et à tous ses meilleurs voeux pour 2010, et vous souhaite toujours autant de passion avec ces merveilleuses voitures !
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